jeudi 30 juin 2011

Apocalypse ... « Now »...

Dieu en a ras le bol de l'humanité, de ses péchés, de ses vanités et des politiciens. Il décide de mettre fin à l'expérience.

Il réunit tous les chefs d'états et leur annonce qu'il détruira la race humaine dans 24 heures. - Je vous laisse le soin de l'annoncer vous-même à vos peuples respectifs !

Le premier à parler est Barack Obama : - Peuple bien-aimé, j'ai une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle pour vous. La bonne est que Dieu existe. Il m'a parlé. Mais nous le savions déjà. La mauvaise nouvelle, c'est que cette grande nation, notre grand rêve n'existera plus dans 24 heures. Ceci est la volonté de Dieu...

Fidel Castro a réuni tous les Cubains et dit : - Compatriotes, peuple cubain, j'ai deux mauvaises nouvelles. La première est que Dieu existe, il s'est adressé à moi. Oui, je l'ai vu. La mauvaise nouvelle c'est que cette merveilleuse révolution pour laquelle nous nous sommes battus sera finie. C'est la volonté de Dieu.

Nicolas Sarközy intervient au 20h de «Lolo» Ferrari sur TF1 : - Aujourd'hui est un jour très spécial pour nous tous. Pourquoi ? Je vais vous le dire. J'ai deux bonnes nouvelles à vous annoncer. La première est que je suis le messager choisi de Dieu, car il m'a parlé en personne. La seconde bonne nouvelle, c'est que dans moins de 24 heures, oui vous avez bien entendu, dans moins de 24 heures, le problème du chômage sera résolu, la crise financière sera résolue, il n'y aura plus de licenciements, plus de reconduites aux frontières, plus de bouclier fiscal, ni de parachutes dorés, plus de népotisme, plus de précarité, plus de pauvreté... Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis. Les promesses seront tenues !
Par Vieille garde Publié dans : Humour

samedi 25 juin 2011

Les « infidèles » dans l'islam


- Islam –
« Nous avons préparé pour les infidèles des chaînes, des carcans et une fournaise ardente. »
Coran, sourate 76, verset 4 [LXXVI,4]
Si pour l'islam le monde se divise entre Dar al-islam et Dar al-Harb, humainement il se divise entre deux catégories d'hommes : les musulmans et les autres, les « infidèles ».
L'ensemble des musulmans du monde forme la Oumma : la grande communauté des musulmans, censée être supérieure à toute autre. Sourate 3, verset 110 [III,106] (*) : « Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes. »


En effet, l'islam affirme la supériorité des musulmans sur les impies (les infidèles). Sourate 98, versets 6 et 7 [XCVIII,5-6]: « Les infidèles parmi les gens du Livre, ainsi que les Associateurs, iront au feu de l'Enfer, pour y demeurer éternellement. De toute la création, ce sont eux les pires.
Quant à ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, ce sont les meilleurs de toute la création. »
Parmi les croyants, il ne doit être fait en principe aucune distinction : « Les croyants ne sont que des frères » (Sourate 49, verset 10 [XLIX,10]). En revanche, parmi les infidèles, l'islam fait une distinction importante entre les « gens du Livre » et les « Associateurs ».
Les gens du Livre sont les infidèles qui croient en une révélation divine – autre que l'islam – contenue dans un livre. Autrement dit, ce sont les Chrétiens et les Juifs (éventuellement aussi les zoroastriens).
Les Associateurs, eux, sont ceux qui associent à Allah (Dieu) d'autres divinités : ce sont donc les polythéistes, les païens. Les athées y sont assimilés. Pour l'islam, les Associateurs sont plus criminels que les gens du Livre, car ces derniers sont monothéistes, comme les musulmans. L'association, c'est à dire le fait d'associer à Allah d'autres divinités est même le pire crime qui soit pour l'islam : « L'association est plus grave que le meurtre. » (Sourate 2, verset 217 [II,214])
En effet, les Associateurs rejettent, en adorant d'autres dieux qu'Allah, ce qui est le premier des cinq piliers de l'islam, c'est à dire de reconnaître « qu'il n'y a pas de Dieu si ce n'est Allah, et que Muhammad (Mahomet) est l'envoyé d'Allah ». L'islam est un monothéisme intégral, le plus intransigeant de tous.
Statut des « infidèles » en terre d'islam
Dès lors que le pouvoir politique tombe quelque part entre les mains de musulmans, on est en terre d'islam (dar al-islam). Mais quel peut être alors le sort réservé aux « infidèles » encore présents ? Il y a deux cas : celui des « Associateurs » et celui des « gens du livre ».
Les Associateurs n'ont pas leur place en terre d'islam. Le sort des athées et des païens (Bouddhistes, Hindouistes, shintoïstes, ou autres formes de polythéisme) est donc, soit la conversion à l'islam, soit l'expulsion, soit la mort.
Au reste, le Coran a prévu un châtiment spécial pour ceux qui, spécialement, se seraient opposés à l'islam. Sourate 5, verset 33 [V,37] : « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et son messager, et qui s'efforcent de semer la corruption sur la terre, c'est qu'ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupés leur main et leur jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l'ignominie ici-bas ; et dans l'au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment. »
Ce sort s'applique d'ailleurs aussi aux gens du livre qui se sont opposés à l'islam.
Pour ceux de ces deniers (chrétiens et juifs), par contre, qui ne se seront pas opposés à l'islam, ils pourront rester, mais avec un statut spécial et infériorisant, celui de Dhimmis.
Les Dhimmis sont les « gens du pacte ». C'est du moins ainsi que les juristes musulmans présentent ce statut : comme un pacte (Dhimma) de protection passé avec les « gens du Livre » pour leur accorder la protection des musulmans.
En réalité, ce statut leur est imposé, et il leur fait subir une vie d'individus inférieurs. Les Dhimmis, en effet, ont le droit, certes, de pratiquer leurs cultes, mais ils ne doivent pas le faire publiquement. Ils ne doivent pas faire de prosélytisme : c'est pour non-respect de cette règle qu'en Afghanistan les Talibans, en stricte application de la Charia (loi d'Allah), ont pu, au mois de juillet 2001, arrêter et condamner à mort huit Chrétiens accusés d'avoir prêché publiquement leur religion, et donc d'avoir fait du prosélytisme.
En terre d'islam, les gens du Livre ont le droit d'entretenir leurs églises qui existent déjà, mais ils n'ont pas le droit d'en construire de nouvelles. Les Dhimmis ne peuvent exercer de fonctions de pouvoir importantes (car ils auraient alors, eux, les « infidèles », autorité sur les musulmans). Ils doivent en outre marquer en toutes occasions des signes de soumission et de déférence envers n'importe quel musulman. Enfin, ils doivent payer un impôt spécial très lourd, la Jizya (prévu par le Coran, Sourate 9, verset 29 [IX,29]).
C'est ce statut que les musulmans qui rêvent déjà d'imposer leur religion et la Charia en Europe prévoient, en conformité avec le Coran, d'imposer aux Chrétiens d'Europe, comme le montre cet autre passage de l'interview de Mohamed Sabaoui, l'étudiant musulman de Roubaix déjà cité :
« Le journaliste (Philippe Aziz) : Après avoir imposé la Charia à Roubaix, que ferez-vous des non musulmans ?
Mohamed Sabaoui : C'est prévu. La minorité chrétienne aura le statut de Dhimmis. Ce sera une catégorie à part qui pourra racheter ses libertés et droits par un impôt spécial. En outre, nous ferons ce qu'il faut pour les amener par la persuasion dans notre giron. Des dizaines de milliers de Français ont déjà embrassé l'islam de plein gré, pourquoi pas les Chrétiens de Roubaix ? Actuellement, à l'université de Lille, nous mettons sur pied des brigades de la foi, chargées de « convertir » les Roubaisiens récalcitrants Chrétiens, ou Juifs, pour les faire rentrer dans notre religion, car c'est Dieu qui le veut ! Ceux qui refuseront, malgré nos efforts, de se convertir seront traités comme il se doit. Si nous sommes les plus forts, c'est que Dieu l'a voulu. Nous n'avons pas les contraintes de l'obligation chrétienne de porter assistance à la veuve, à l'orphelin, aux faibles et handicapés. Nous pouvons et devons, au contraire, les écraser s'ils constituent un obstacle, surtout si ce sont des infidèles. »
(*) Rappelons qu'une sourate est un chapitre du Coran. Il en compte 114, qui regroupent 6219 versets.
Source : Nonali (Merci à Goddefroy)

samedi 18 juin 2011

On peut discuter de la traduction du Pater en France


La Conférence des évêques de France achève une nouvelle traduction liturgique francophone de la Bible. Hier, sur Twitter, Mgr Giraud, évêque de Soissons, a proposé sa vision de la traduction controversée d'une phrase du Notre Père « Ne nous soumets pas à la tentation », ouvrant ainsi la discussion. C'est une grande première.
La traduction "Ne nous soumets pas à la tentation" est apparue dans la liturgie en France en 1966 à la place de « Ne nous laissez pas succomber à la tentation ». Or, actuellement, personne n’est satisfait de cette traduction, qui suppose une certaine responsabilité de Dieu dans la tentation qui mène au péché :
G "Le mot peirasmos pourrait certes être traduit par «épreuve» et non par «tentation». Mais «Ne nous soumets pas à l’épreuve» semble demander à Dieu que nous échappions à la condition humaine normale, marquée par l’épreuve. La traduction littérale du texte grec de Mt 6,13 devrait être «Ne nous induis pas en tentation» ou «Ne nous fais pas entrer en (dans la) tentation», «Ne nous introduis pas en tentation». Le verbe eisphérô signifie étymologiquement «porter dans», «faire entrer». La tentation est vue comme un lieu dans lequel Dieu nous introduirait. Mais Dieu pourrait-il nous «introduire» en tentation ? Ce verbe exprime un mouvement local vers un lieu où l’on pénètre. Il fait penser à Jésus, alors qu’il conduit par l’Esprit au désert pour y être tenté (Mt 4,11), ou encore à Gethsémani : «Priez pour ne pas entrer en tentation» (Mt 26,41). Or, dans tout le Nouveau testament, il n’est pas dit que Dieu tente sa créature humaine. La formule semble supposer que Dieu puisse tenter l’homme, alors que c’est le diable qui se charge normalement de cette opération. Dieu n’est pas l’auteur de la tentation. Plusieurs traductions ont été étudiées. «Ne nous soumets pas à la tentation» : cette traduction évoque l’image d’un Dieu qui fait subir la tentation et qui serait comme l’auteur de la tentation. «Fais que nous n’entrions pas en (dans la) tentation» : cette traduction cherche à dédouaner Dieu d’être l’auteur de la tentation. «Ne nous fais pas entrer dans la tentation» : certes «entrer dans la tentation», ce n’est pas nécessairement y succomber, mais c’est entrer dans cette situation critique où Satan (le Mal) commence à nous atteindre et où nous risquons, à cause de notre faiblesse, de nous laisser vaincre. Cependant elle risque de désigner encore une certaine responsabilité de Dieu dans la tentation. «Ne nous laisse pas entrer en tentation» : cette traduction serait meilleure d’autant qu’elle se rapprocherait d’une source littérale araméenne. En français «laisser faire» veut dire «ne pas empêcher». «Ne pas laisser faire» a le sens positif d’« empêcher ». Dieu peut permettre que nous entrions dans la tentation et nous donner la force de pouvoir en «sortir». Dieu ne nous tente pas, mais il nous met parfois à l’épreuve en permettant à Satan (le Mal) de nous tenter pour nous purifier. Avec cette traduction, nous supplions Dieu : «Ne permets même pas que nous entrions en tentation». Nous lui demandons d’intervenir en notre faveur pour écarter de notre route un danger redoutable, celui de prendre le risque d’être séparé de Lui et de son Peuple. La Traduction Liturgique de la Bible pourrait donc choisir de proposer «Et ne nous laisse pas entrer en tentation» appuyée par Mt 26,41. Déjà la Bible de Segond de 1964 reprenait l’expression «Ne nous laisse pas entrer en tentation», comme le fera la Bible de Jérusalem de 2000."
Dans une conférence, Yves Daoudal indiquait :
"En fait, on avait eu raison de traduire par une périphrase : Ne nous laissez pas succomber à la tentation. Pour le coup on a ici un hébraïsme, et un vrai. Et les hébraïsants sont ici précieux. Ils nous expliquent que le verbe grec traduit un verbe araméen à la forme causative. Or le causatif peut avoir un sens factitif fort, faire, faire faire, et un sens permissif, laisser faire, permettre de faire. Ce qui est le cas ici, comme en plusieurs endroits des Septante. Par exemple dans le psaume 140 qui dit littéralement, de façon très proche de la demande du Pater : N’incline pas mon cœur vers les paroles mauvaises. Le sens est : Ne laisse pas mon cœur s’incliner vers les paroles mauvaises. Du moins si l’on tient à traduire pirasmone par tentation. En fait ce mot veut dire d’abord épreuve. Le psaume 25 dit à Dieu : Tenta me, ce qui ne se traduit pas par « Tente-moi », bien sûr, mais par « Mets-moi à l’épreuve ». Sans m’y laisser succomber…"
Michel Janva